Aniche va quand même profiter des fonds ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine). Ce qui aurait déjà dû être le cas puisque ce quartier répond aux critères qui font qu'une zone urbaine peut prétendre à cette manne financière.
Le Champ de la Nation avait déjà été classé zone urbaine sensible il y a une petite quinzaine d'années. La politique de la ville s'est enrichie au fur et à mesure de nouveaux dispositifs - dont l'ANRU -, dont le Champ de la Nation aurait déjà pu bénéficier.
Un retard que Michel Meurdesoif, le maire, assume. « Ce quartier a été éligible à la politique ANRU du fait qu'il est séparé du centre-ville par la voie ferrée qui dessert Saint-Gobain. Ce qui est nouveau, c'est que Saint-Gobain a trouvé une solution technique pour son approvisionnement sans bloquer la voie ferrée. Ce qui a relancé du coup le dossier. Mais pour nous élus, il n'était pas question d'avancer sur ce dossier tant que le problème de Saint-Gobain n'était pas réglé, pour ne pas lui porter préjudice. » Un second facteur a donné un coup de pouce à l'opération. Norevie, qui est le principal bailleur social du quartier, a souhaité s'y intégrer pour bénéficier de quelques subsides. « Norevie souhaite combler quelques dents creuses, créer des aménagements paysagers et résidentialiser les immeubles pour que les gens se sentent davantage chez eux », ajoute le maire.
Réunir l'école Quévy
La ville, dans le cadre de l'ANRU, nourrit deux grands projets (qui concernent forcément le Champ de la Nation). « Le premier est la reconstruction en un seul endroit de l'école Maxime-Quévy, actuellement dispersée en trois morceaux. Cette reconstruction se fera sur le site des cours moyens, entre la rue Kopierre et la rue Léo-Lagrange. » Le second vise la piscine tournesol. « Nous supprimerions la coupole pour la remplacer par un couvert traditionnel. Nous aimerions ajouter au bassin de natation un bassin ludique. » La crainte du maire réside dans le montant des crédits ANRU que la ville pourrait percevoir. Les opérations ANRU ayant rencontré un gros succès, ces crédits sont très sollicités et l'État a du mal à suivre la demande. « Ils fondent de manière très rapide » explique le maire, qui table, sans assurance, sur une somme maximum de 800 000 E. Le conseil régional serait lui de la partie pour 2,6 millions d'euros. Le Syndicat mixte des transports de Douai s'est engagé à payer la voirie qui franchirait la voie ferrée de Saint-Gobain et relierait de manière directe ce quartier au centre-ville. Le conseil général amènerait aussi une partie du financement.
Et la ville, quelle sera sa participation ? « Tout dépend de ce qui va être retenu de notre projet et de l'implication de nos partenaires.
On peut imaginer que ça nous coûtera une somme égale à celle que nous recevrons. » Ce ne sont pas des petits montants qui sont en jeu puisque la regroupement de l'école Quévy et le chantier de la piscine sont évalués à 5 millions d'euros. Mais, insiste le maire, il est difficile de dire si le projet sera retenu en totalité, à 50 %, voire, dans l'absolu, pas retenu du tout.
La procédure est bien avancée. « J'ai été convoqué par le sous-préfet et reçu par la direction départementale de l'Équipement. Le dossier va être déposé en juin » Reste à savoir ce qu'il en sera retenu. La réponse devrait être connue après les vacances. Ensuite, pour donner à titre d'exemple une chronologie, prenons l'hypothèse - très probable -, que le regroupement de l'école Quévy soit accepté. Les appels d'offres seraient lancés et le chantier débuterait au 1er semestre 2009.
en tant que conseillére municipale d'opposition, je remarque cepdnant qu'il a fallu du temps pour mettre en place ces projets de l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine qui ont été initiés par Jean louis Borloo et Marc Philippe Daubresse tout deux membre de l'UMP.
Monsieur Meurdesoif aurait il eu des scrupules à mettre en place une politique de logement qui fonctionnent par ce qu'elle vient d'un gouvernement qu'il ne sait que critiquer...?
on peut se poser la question ...!







