11.10.2009

Le torchon brûle entre la municipalité et le SC Aniche qui réfléchit à une fusion avec un autre club

Face à la dégradation persistante de leurs relations avec la municipalité, les dirigeants du SC Aniche ont décidé de porter l'affaire sur la place publique. L'idée de délocaliser le club par le biais d'une fusion fait son chemin.

En fin de saison dernière, Jean-Claude Debaisieux rencontre le directeur général des services de la mairie d'Aniche, la directrice des sports, les adjoints aux sports et aux travaux. « Pour faire le point sur les aménagements promis et non réalisés sur les deux stades. La réunion s'est déroulée dans un excellent climat », confie le président anichois, encensé pour les résultats sportifs et l'image positive véhiculée par le club au bénéfice de la ville. « Je suis reparti confiant », avoue-t-il.

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La lune de miel ne passera pas l'été. Le 26 août, est programmé un match amical contre Sin-le-Noble au stade des Navarres. La pelouse, dans un état déplorable, abrite des terriers à lapins. Aucune ligne n'est tracée. Même constat à Dubray, le terrain d'entraînement. « Je passe mon temps à ramasser des cannettes vides et brisées. C'est dangereux », se révolte Alphonse Duconseil, un riverain.

Le président du Sporting s'insurge. Levée de boucliers des agents des services techniques qui se sentent agressés. La tension monte. Plus de son. Que des images. Deux courriers de la mairie datés du 4 septembre interdisent l'accès au complexe des Navarres, dont aucun dirigeant du Sporting ne possède la clef.

Sans prévenir le club, la mairie sollicite la Ligue pour inverser le match de coupe de France contre Caudry. « Préjudice sportif, financier et supporters lésés », s'étrangle Patrick Baszynski, le vice-président.

Délocalisation du club envisagée

Une réunion du comité prévue au stade est transférée d'autorité dans la salle Jean-Jaurès. Interdiction d'organiser des compétitions les 12, 13 et 20 septembre. Sans aucune explication. Jean-Claude Debaisieux parle de mesquinerie, évoque des règlements de comptes, pointe un dysfonctionnement des services concernés. « Où est la notion de service public ? », lâche-t-il. Le divorce est consommé.

Face à cet imbroglio, les joueurs, dirigeants, éducateurs et sympathisants sont prêts à manifester. « Pour le moment, on maîtrise les troupes », assure un Jean-Claude Debaisieux dépité, « Le Sporting assure une animation dans la ville. Nous encadrons 200 gamins, en majorité anichois », rappelle Jean-Louis Sabos, le secrétaire. Le comité s'active pour boucler un budget de 55 000 E dont 28 000 E de subvention. « Pour mener à bien des projets d'abord soumis aux élus, en faveur de nos jeunes concitoyens licenciés au Sporting », renchérit le président qui réclame « du respect et une écoute plus humaine ».

Déterminé, il dégaine : « Si cela ne s'arrange pas, on déménagera avec armes et bagages dans une autre commune. » Le ballon est maintenant dans le camp de la municipalité.

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