17.06.2009
un reportage criant de vérité sur un des plus beaux métiers de soignant et de proximité : infirmière libérale
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Les infirmières ont obtenu des revalorisations tarifaires.

Une infirmière libérale s'occupe d'une personne âgée (AP)
Incitations
Dans les zones "très surdotées" (sur le pourtour méditerranéen, en Corse ou en Bretagne), les infirmières ne pourront s'installer (si elles veulent bénéficier d'un conventionnement de l'assurance maladie) qu'à condition de compenser un départ d'une de leur collègues, par exemple à la retraite.
A l'inverse, dans les zones "très sous-dotées", elles pourront bénéficier d'aides pour s'installer ou rester. "Il y a des mesures d'incitations très fortes, qui peuvent s'élever sur trois à ans à jusqu'à 18.000 euros", a indiqué Philippe Tisserand, président de la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI).
Un autre syndicat signataire de l'accord, le Sniil, a toutefois regretté une définition pour l'instant trop floue des zones "surdotées" et "sous-dotées".
"Je m'inquiète pour l'accès aux soins dans certaines zones, comme la Corse, définies comme surdotées alors qu'il y manque des infirmières", a dit à l'AFP sa présidente Annick Touba.
"Des missions régionales de santé ont fait des zonages qui sont en instance de publication", a indiqué à l'AFP le ministère de la Santé.
Déserts médicaux
En 2007, alors qu'avaient été jetées les bases de l'accord avec les infirmiers, Nicolas Sarkozy l'avait cité en exemple pour les médecins libéraux, eux aussi très inégalement répartis sur le territoire.
Le sujet a fait l'objet de vifs débats il y a quelques semaines lors de l'examen par l'Assemblée nationale du projet de loi Hôpital, Patients, Santé, territoires (HPST). Pour mettre fin aux "déserts médicaux", certains députés, y compris dans la majorité, souhaitaient remettre en cause ce pilier de la médecine libérale
Le gouvernement a cependant écarté les amendements allant dans ce sens. La mesure la plus contraignante finalement retenue est la mise en place, d'ici trois ans, d'une taxe de près de 3.000 euros pour les médecins des zones surdotées qui refuseraient de prêter main forte à leurs collègues de zones moins bien pourvues.
Bientôt les médecins?
Mais pour le principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF, c'est dans un autre point du projet de loi Bachelot qu'est nichée la principale menace à la liberté d'installation. Le texte met en place, dans le cadre des nouvelles Agences régionales de santé (ARS), un Schéma d'organisation de l'offre de soins (SROS) pour le secteur libéral, qui ne contraindra pas les médecins selon le gouvernement. Mais, prédit le président de la CSMF, Michel Chassang, "la liberté d'installation n'existera plus dans trois ans, il faudra demander l'autorisation du directeur de l'ARS avant tout installation et même désormais pour pouvoir ne serait-ce que changer de rue". La CSMF demande aux sénateurs d'amender ce texte. (Avec AFP)
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